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André Felix, facteur

Plusieurs choses m'ont amené à être facteur. D'abord, j'appréciai le contact avec les gens. De plus, à mon époque, comme je n'avais pas eu le privilège d'avoir un métier, et considérant le point de vue travail et salaire la profession de facteur était intéressante. Avant d'entrer dans l'entreprise de la poste, je travaillais dans l'horlogerie.

Quand je me suis marié, mon épouse et moi avons considéré qu'il était souhaitable d'avoir une formation, alors à l'âge de 27 ans, j'ai postulé à la poste et j'ai été accepté. Cela fait 25 ans que je pratique la profession de facteur. Quand j'ai commencé l'apprentissage de facteur à la poste, la formation était d'une année et n'était pas reconnue par l'OFIAM, tandis que maintenant, la formation se déroule sur deux ans et elle est reconnue par l'OFIAM.

Dans la profession de facteur, il n'y a pas que la distribution des lettres et colis, mais il existe différents travaux qui s'effectuent de nuit et sur les quais de gare ou dans les grands offices. C'est par quoi j'ai dû commencer. Par la suite, pour un obtenir un poste fixe de facteur, il fallait postuler pour les postes vacants. Tout d'abord j'ai commencé à travailler à Neuchâtel, ensuite, j'ai fait des remplacements dans différents villages. Cherchant absolument un poste fixe de facteur, j'ai postulé pour un poste dans le village d'Avully dans le canton de Genève. J'ai été nommé facteur assez rapidement car j'étais déjà âgé de 27 ans.

C'est en 1989 que je suis venu travailler en tant que facteur à Saint-Blaise. Depuis, j'ai eu plus ou moins la même tournée dans le village, mais maintenant, il y a des changements dans le travail de facteur. On attend de nous que nous soyons davantage rentables. Alors, on nous prolonge notre tournée et en nous soulageant de la distribution des paquets, avec cela, nous devons couvrir plus de ménages. Actuellement, il me faut environ quatre heures et quart pour faire ma tournée. Avant de la commencer, il faut trier les lettres. Nous réceptionnons des sacs, dans lesquels les lettres sont en sachet. Il faut les détacher et trier les lettres par circonscription, c'est-à-dire, par facteur. Même les lettres que nous recevons du système automatique de Neuchâtel et de Bienne doivent être replacées dans des casiers pour ensuite être distribuées. Nous trions les lettres en fonction d'abord du facteur ou de la case postale et ensuite par rue.

J'ai choisi ce métier à cause du contact avec la population, mais maintenant, puisque l'on doit être rentable, nous ne pouvons plus tellement nous arrêter avec les gens. Il y a vingt ans, les facteurs pouvaient encore discuter un brin avec la population. De nos jours, cela n'est plus tellement possible. Aujourd'hui, il faut aller de l'avant. Mais cela ne m'empêche pas, tout de même de prendre du temps pour aider ou renseigner les clients. Pourquoi j'ai le sourire ? Chaque matin, je confie mon sort à l'Eternel. Je crois que c'est une grande force pour l'être humain de mettre sa confiance en Dieu.

André Felix, facteur

créée le 20 nov 2000 - modifiée le Mar 18 déc 2001