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Conférence : Internet, l'école et la communauté locale
mercredi 2 mai 2001 à 20h, Grande Salle de l'école de la Rive de l'Herbe

Introduire le multimédia
dans le quotidien des écoles du Canton

L'histoire commence, il y a vingt-cinq ans quand on a eu les premiers ordinateurs dans les écoles secondaires. Pendant plusieurs années, l'équipement a été mis en place dans des salles d'informatique. On y dispensait les rudiments de l'informatique, d'abord à des élèves scientifiques et ensuite ça s'est un peu généralisé. Petit à petit, toutes les écoles secondaires du niveau un et deux ont été équipées. À l'époque, il y avait beaucoup de divergences à propos des machines et leurs utilisations. De ce fait on trouvait des équipements différents. En préparant des cours d'informatique, on s'est rendu compte qu'il fallait produire plusieurs versions en fonction du type de machine utilisé. Cette situation a duré environ douze ans avec des renouvellements périodiques des appareils. Le dernier renouvellement du matériel a pris fin en 1997. On s'est alors rendu compte qu'un virage important avait été fait avec l'arrivée du multimédia et les technologies que l'on appellait nouvelles. Il a fallu concevoir ce virage aussi au niveau de l'école. Devant la complexité liée aux nouvelles technologies, il fallait, entre autres, dissocier la technique de la pédagogie. Cette réflexion a donné lieu à une première esquisse de rapport sur la situation dans le canton qui date de 1998. Ce rapport demandait au Département de créer un groupe de travail qui puisse analyser la situation et faire des propositions. Ce groupe de travail - que l'on appelle la plate-forme informatique - a été assigné pour réaliser un rapport complet. Celui-ci a été présenté au Conseil d'Etat en été 2000 et ensuite au Grand Conseil dans une version augmentée d'une consultation des communes au mois de février 2001.

Nous avons d'abord travaillé au concept pédagogique de l'apport des technologies nouvelles mises en réseau pour les élèves, pour les maîtres et tous les autres acteurs de l'enseignement. Nous basons notre projet sur un réseau cantonal (une sorte d'intranet) sur lequel les écoles sont branchées. L'idée est d'avoir un ensemble de communications au niveau local et au niveau cantonal. Bien entendu, ce réseau est ouvert sur le monde extérieur et l'Internet.

L'outil ne sert plus prioritairement à enseigner l'informatique, mais plutôt aux utilisations de communication et d'apprentissage. Cela change l'école puisque l'on change de paradigme. Avant, l'école était le lieu de l'accumulation des connaissances alors que maintenant cela devient le lieu de l'apprentissage. On apprend à apprendre alors qu'auparavant on acquérait des connaissances. Le rôle du maître change aussi. Il devient une aide à l'apprentissage plutôt que celui qui transmet unilatéralement ses connaissances. Ce changement de paradigme a déjà eu lieu dans plusieurs disciplines et les enseignants changent assez naturellement. Ils se rendent compte des possibilités et ils apprécient la communication qu'ils ont les uns avec les autres.

Dans le crédit de onze millions neuf cents mille francs voté par le Grand Conseil, il y a plus d'un million consacré à la formation. Cette formation va se faire à différents niveaux. Au niveau de la formation de base, ce changement de paradigme est déjà présenté et travaillé. Cela deviendra un leitmotiv de la future Haute Ecole Pédagogique. Pour les enseignants déjà en place, la situation varie selon les cas. Nous sommes confrontés à une appréhension tout à fait positive de ce changement. L'année dernière, plus de 500 enseignants ont choisi de suivre des cours de formation continue en informatique. Les maîtres se sentent soulager de voir qu'il va arriver quelque chose parce qu'ils sont souvent confrontés à des élèves qui "en savent plus qu'eux". Pour nous, il ne s'agit pas tellement que le maître puisse répondre à une question d'un élève doué en informatique, mais plutôt que cet élève ainsi que celui qui n'a jamais touché à l'informatique puisse, du point de vue pédagogique, avoir les mêmes accès. Le maître continuera à faire de la pédagogie.

Il faut apprendre aux élèves à vivre avec l'informatique comme nous apprenions à vivre avec une ardoise et une craie ou avec une calculette. C'est pour cette raison que nous prévoyons des équipements déjà à l'école enfantine. Pas un poste par élève, pas de classes transformées avec un immense écran devant et un élève perdu derrière - ce serait affreux. Par contre, l'ordinateur doit faire partie de l'environnement. Même s'il ne s'agit que de peu de temps par semaine, l'essentiel est que l'élève puisse accéder quand il en a besoin. Cela doit faire partie de son quotidien. L'intégration d'un certain nombre d'ordinateurs en classe permet, par un tournus intelligent, une différenciation de l'enseignement en fonction des besoins des élèves.

Vis-à-vis de la grande ouverture et la masse de choses qui se trouvent sur Internet nous répondons de deux manières. D'abord, le maître est là pour montrer aux élèves comment structurer une recherche. Deuxièmement, il y a le rôle de l'intranet. Pour un projet, on peut faire des recherches sur l'intranet qui est plus petit que le monde d'Internet. Dès le moment où l'on a déjà des résultats, il y a des liens qui mènent dans le monde d'Internet, dans des lieux déjà ciblés. Ceci est aussi fait dans le souci d'avoir un contrôle éthique sur ce qui se passe. En plus, pour nous, le multimédia n'est pas qu'Internet. Par le biais de l'intranet nous avons la possibilité de mettre à disposition des logiciels ou des réalisations originales uniquement disponibles à l'intérieur du canton.

De tout temps, quand il y a eu des modifications à l'école, on a aussi cherché à informer les parents. Dans le canton, plus de la moitié des ménages ont déjà un ordinateur. Cela ne veut pas dire qu'il faut abandonner les autres. C'est pourquoi l'ouverture de l'école au monde environnant comme on le préconise à Saint-Blaise.Net ou comment on le fait à Coffrane, est aussi importante. Le faire dans toutes les écoles serait peut-être trop. Mais, la possibilité d'utiliser les moyens mis en œuvre aussi dans le domaine de la communauté locale, existe. Seulement, c'est en complément à l'équipement des salles de classe.

A partir d'un entretien avec Yves Delamadeleine - adjoint au chef du service de la formation des enseignants, de l'enseignement secondaire 2 et de l'informatique scolaire - par Alan McCluskey

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créée le 19 avril 2001 - modifiée le 19 avril 2001